Aux Ulis, tous les enfants doivent avoir les mêmes droits

Aux Ulis, tous les enfants doivent avoir les mêmes droits

Des enfants hébergés avec leurs familles par le Samu social aux Ulis, sont empêchés de pouvoir accéder aux différents services municipaux liés à l’accueil périscolaire des jeunes enfants. En effet, les familles se voient refuser l’inscription de leurs enfants au sein des centres de loisirs (Mercredis et vacances scolaires) et les accueils du matin et du soir. Mais c’est aussi le cas pour l’accès à la cantine scolaire. Quant à l’inscription dans les écoles maternelles elle est reportée.

Depuis de nombreuses années le SAMU social, en recherche de places d’hébergements, finance des chambres et des appartements dans une résidence privée située sur notre territoire communal. Chaque année, ce sont plusieurs familles qui viennent s’installer aux Ulis, parfois pour plusieurs mois, sans qu’aucun suivi social ne soit effectif entre les services du SAMU social (de Paris) et ceux de la commune. Ces familles sont bien souvent livrées à elles-mêmes et ne peuvent compter que sur la mobilisation des associations locales, heureusement, encore présentes aux Ulis. Or, cette situation ne peut plus durer, elle n’est viable, ni pour les familles, ni pour la commune.

Si les différentes équipes municipales n’ont pu se saisir du dossier, il est aujourd’hui urgent de mettre tous les acteurs autour d’une table afin de ne plus pénaliser ces familles d’autant que cette situation est intolérable pour tous ces enfants qui se voient ainsi être stigmatisés du fait de la situation administrative, sociale et financière de leurs parents.

Les élus du groupe SER dénoncent cette discrimination dans l’accès à nos services publics municipaux. Il ne suffit pas, d’opposer aux familles concernées comme étendard la loi et les services préfectoraux.

Notre République n’a jamais eu pour vocation d’exclure comme cela des enfants, elle doit a contrario être bienveillante et protectrice préservant ainsi notre cohésion sociale.

Nous proposons afin de sortir de cette situation, qu’une rencontre soit organisée intégrant les familles, le Samu Social, les associations locales, des représentants de la communauté éducative, la préfète de l’Essonne, ainsi qu’une délégation plurielle d’élus de la ville.

Pour le groupe SER,

Sonia DAHOU, Présidente du Groupe