Suppression du « Pass contraception » – La jeunesse francilienne : grande sacrifiée de la droite et de l’extrême droite-régionale.

Suppression du « Pass contraception » – La jeunesse francilienne : grande sacrifiée de la droite et de l’extrême droite-régionale.

Lancé en avril 2011 par la majorité de gauche sous la mandature de Jean-Paul Huchon, le « Pass contraception » permettait à plus de 160 000 Franciliennes et Franciliens âgés de 15 à 16 ans de bénéficier de consultations médicales gratuites et de prescriptions de moyens de contraception.

 

Ce dispositif se présentait sous la forme d’un chéquier dont les coupons détachables étaient remis aux professionnels de santé.

 

Lors du vote du budget en séance plénière le 7 avril dernier, la droite et l’extrême-droite francilienne ont voté la suppression pure et simple de cet outil de prévention et sensibilisation financé par la Région.

 

Au moment où près de 30% des jeunes pensent encore que le VIH se transmet en s’embrassant, en s’asseyant sur des toilettes publiques ou encore en buvant dans le verre d’une personne contaminée (selon un sondage IFOP du 31 mars 2016), dans un contexte global où les centres IVG disparaissent, où les plannings familiaux manquent de ressources, cette suppression est qualifiée à juste titre «  de vrai recul » par de nombreuses organisations féministes et par le groupe des élus socialistes et républicains au Conseil régional d’Île-de-France.

 

Ce retrait permet surtout à V. Pécresse et à sa majorité de récompenser insidieusement les membres du mouvement d’extrême-droite « Sens commun » ayant rejoint sa liste aux dernières élections régionales.

 

Mme Carmantrand, Présidente de la commission famille désignée par V. Pécresse et fondatrice du collectif les « Mères Veilleuses », doit d’ailleurs s’en féliciter.

 

Nous avons encore une fois la preuve incontestable que V. Pécresse agit concrètement contre les droits des jeunes Franciliennes et Franciliens et qu’elle ne sera pas la première féministe d’Ile-de-France !

 

C’est là un nouveau motif d’inquiétude quant à l’avenir de notre jeunesse et de nos droits dans notre belle région.